"Carax, ça passe ou ça casse." Métro
À première vue, dès la fin du film, c'est une sensation d'étrangeté et d'incompréhension qui nous gagne. En vain, nous cherchons le lien logique, le fil conducteur d'une histoire où un homme riche joue successivement le rôle d'une mendiante, d'un acteur pornographique d'animation, d'un vieillard mourant, d'un père d'une famille de singes, un film où les limousines parlent et où les mannequins portent la Burka...
Et puis c'est la révélation ; ce film est complètement fou et survolté.
Demander une explication à Leos Carax sera à mi-chemin entre le crime et le blasphème. Au final, c'est une heure cinquante de pur génie délirant qui sonne comme un bras d'honneur magistral adressé à ceux qui s'attendaient à un film commercial. C'est sans compter sur le décalé Leos Carax qui donne à Éva Mendez et Killy Minogue des rôles à l'image de son film : sans queue ni tête.
Qu'il soit aimé ou détesté, ce film ne laisse pas indifférent.
"3, 12,merde !" (compte à rebours)
Holy Motors
Léa Grotzinger & Yannis Moussa


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